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Les quelque 450 pages de musique pour piano seul
que Claude-Achille Debussy composa durant sa vie, finalement
l’équivalent de seulement trois gros recueils édités, ont malgré
tout fait de lui un maître incontesté du courant impressionniste
marquant le tournant du XIXème au XXème siècle. Sa production
relativement restreinte condense pourtant la qualité de
composition dans chacune de ses œuvres et cycles d’œuvres.
Clair de Lune (1890)
Extrait de la Suite bergamasque qui connut rapidement une grande
popularité parmi le public de pianistes amateurs, notamment pour
justement cette pièce méditative, déclinée dans diverses
orchestrations et arrangements d’autres compositeurs (notamment
André Caplet et Leopold Stokowski).
Pour le Piano (1901)
Il s’agit ici de l’un des premiers cycles pianistiques de Debussy
marquant le début de sa maturité de compositeur. Bien que
l’autographe complet porte la date de janvier-avril 1901, la
Sarabande fut composée en 1894.
Deux esquisses in memoriam Claude Debussy :
"Harmonies d’automne" & "Cascades"
Debussy avait composé une pièce intitulée D’un cahier d’esquisses
en 1903 et publiée l’année d’après. Pour ces deux courtes pièces,
Lühl s’inspira des deux cahiers de Préludes en restant fidèle à la
présentation du titre, le chiffre romain suivi de points de
suspension et le titre de l’œuvre à la fin entre parenthèses et
aux indications d’expression en français sur la partition.
Jardins sous la pluie (1903)
L’œuvre est extraite du triptyque des Estampes. L’idée de cette
œuvre semble revenir au peintre Jacques-Emile Blanche qui avait
commencé le portrait du musicien par un après-midi d’orage.
L’Isle Joyeuse (1903)
Debussy venait de se lier à sa future épouse, Emma Bardac, avec
laquelle il passa un certain temps sur l’île de Jersey sur
laquelle il composa cette pièce de forme libre. C’est l’œuvre la
plus longue de Debussy écrite pour le piano. Elle fut vendue à
7000 exemplaires depuis sa parution en 1904 jusqu’en 1916 !
Poissons d’or (1907)
L’œuvre est extraite du deuxième cahier des Images. Dès 1903,
Debussy parlait de composer un deuxième recueil contenant à
l’origine 12 pièces pour piano ; il n’en composa finalement que
trois : Cloches à travers les feuilles, Et la lune descend sur le
temple qui fut, et Poissons d’or. Ce dernier fut inspiré par une
laque noire rehaussée de nacre et d’or que le compositeur
possédait. L’original est actuellement conservé au Musée Debussy à
Saint-Germain-en-Laye.
Préludes (Premier et Deuxième Livres)
Debussy composa deux cycles de deux fois douze préludes en
référence aux 24 Préludes de Chopin, lui-même faisant écho au
Clavier bien Tempéré de J-S. Bach.
Le recueil de Chopin ne
contient que les préludes ; Chopin, en partie autodidacte, ayant
peu d'attrait pour les formes compliquées comme la fugue fut, par
défaut, l’inventeur de la forme de "prélude", œuvre autonome sans
son pendant bien plus complexe. Chopin et Debussy ont ainsi fait
du prélude, chacun dans son style influencé par son époque
respective, un créateur d’ambiance, d’atmosphère éphémère. C’est
pour cette raison évocatrice que Debussy indiquera les titres des
préludes à la fin de chaque pièce (entre parenthèses et avec
points de suspension), ne donnant à l’interprète qu’une indication
lointaine de l’image véhiculée par sa musique.
Un carnet d’esquisses datant de 1907-1908 révèle la date initiale
du début du travail de Debussy sur ses Préludes. Le premier livre
terminé fut daté par la main de l’auteur "en décembre 1909 –
janvier, quelques jours de février" et parut ensuite aux éditions
Durand le 14 avril 1910.
Danseuses de Delphes (n°1)
évoque trois
bacchantes au sommet d’une colonne (provenance : musée du Louvre,
Paris).
Voiles (n°2)
est un énoncé plutôt théorique dans lequel
l’auteur manifeste clairement sa volonté de marquer le principe de
cette nouvelle gamme qui teint une bonne partie de son œuvre : la
gamme par tons.
Une partie centrale expose, en contraste avec celle-ci, la gamme
pentatonique.
La Fille aux cheveux de lin (n°8) décrit
l’un des Poèmes antiques de Leconte de Lisle.
La Cathédrale engloutie (n°10)
fait
référence à la légende bretonne de la ville d’Ys, engloutie par la
mer.
Brouillards (n°1)
Le Deuxième Livre des Préludes, dont font partie cette pièce et
les préludes suivants, fut composé entre 1911 et 1912 ; l’édition
des pièces date de 1913. Brouillards, le premier prélude de cette
nouvelle série, est une pièce d’ambiance typique rejoignant
l'ambition de Voiles du Premier Livre dans lequel Debussy cherche
à créer un flou harmonique noyé de pédale.
Les Fées sont d’exquises danseuses (n°4) décrit une
illustration d’Arthur Rackham pour Peter Pan, dont Robert Godet
avait fait cadeau à Debussy et qui enchantait sa fille
Claude-Emma, alias Chouchou.
Bruyères (n°5)
est une courte pièce
d’ambiance, pour une fois assez facile techniquement, offrant la
possibilité aux jeunes pianistes de découvrir la lecture de trois
portées pour le piano, procédé que Debussy mit en place pour
faciliter la lecture de certaines de ses œuvres.
Feux d’artifice (n°12)
fut probablement l’une des deux
pièces qui posa des questions d’ordre éthique aux éditions Durand,
la modernité de l’œuvre ne la rendant pas forcément
abordable aux yeux du nouveau public.

Claude-Achille Debussy’s
relatively modest though highly qualitative composition
catalogue for his favorite instrument, the piano, allowed him
nonetheless to become an international reference regarding
impressionistic music at the turn of the 19th Century.
Clair de Lune (1890)
Taken from the Suite bergamasque, this short piece became very
famous for
its meditative mood and was later on orchestrated and
arranged by various other composers such as André Caplet and
Leopold Stokowski for the Walt Disney cartoon Fantasia in 1940
(the cartoon, telling the story of a flamingo at moonlight, was
later taken out from the final movie).
Pour le Piano (1901)
This first cycle of three pieces for piano marks the beginning
of Debussy’s artistic maturity at the age of 39 years. Although
the complete autograph bears the date January- April, 1901, the
central sarabande was composed in 1894. The premiere of this
cycle took place in Paris on January 1902, performed by Ricardo
Viñes.
Two sketches in memorian Claude Debussy : Harmonies d’automne
& Cascades
Debussy already composed a piece entitled "d’un cahier
d’esquisses" composed in 1903 and published the year after.
Inspired by the two books of Preludes Lühl remained faithful to
the presentation of the scores’ “packaging” (the roman numerals
followed by the title at the end of each score) and to
performing instructions in French.
Jardins sous la pluie (1903)
This work is the third of the Estampes triptych. The idea of
writing such a piece probably came from a rainy afternoon during
which painter Jacques-Emile Blanche was about to begin his
portrait...under pouring rain and thunder!
L’Isle Joyeuse (1903)
Debussy composed by far his longest and most exhaustive piece
for the piano during a stay on Jersey with his new liaison with
Emma Bardac, his future wife. The work was published one year
later and his editor sold the amazing number of 7,000 copies
until 1916 !
Poissons d’or (1907)
This work is taken from the second book of Images. Already in
1903, the composer spoke of a second book comprising 12 pieces
for piano, but ultimately, he only wrote three of them : Cloches
à travers les feuilles, Et la lune descend sur le temple qui
fut, and Poissons d’or – the latter having been inspired by the
black enamel painting, ornamented with mother-of-pearl and gold
marquetry, which was formerly in his possession and today kept
at the Debussy Museum in Saint-Germain-en-Laye.
Preludes (first and second book)
Following into the footsteps of first J-S. Bach with his
Well-tempered Keyboard and his series of 24 preludes and fugues
; as well as F. Chopin's 24 Préludes, Debussy composed two books
of 12 preludes each. The prelude structure, since Chopin
deprived of its most complex twin sister (the following fugue)
became from now on a short individual piece destined to create
specific atmospheres and contrasted ambiances. In order to
provide an additional hint to the ambiance Debussy wished to
create for his two books of preludes, however without overly
influencing the performer, he explicitly added the external
element which inspired him to write his piece at the end of each
work – and between brackets: a book, a painting, a landscape, an
allegory, or just an abstract idea or concept...
A sketch book from 1907-1908 reveals some of Debussy’s initial
thoughts regarding his new composition project. The first book
of Preludes was complete at the end of January 1909 and
published by Durand on April 14th, 1910.
Danseuses de Delphes (#1)
refers to three bacchantes on top of a column at the Louvre
Museum in Paris.
Voiles (#2)
is a condensed version of one of his privileged composition
tools, the tone scale, already deliberately quoted by M.
Mussorgsky in the Russian author’s original version of the Night
on a Bare Mountain and systematized by Debussy some 40-50 years
later. As a contrast to this new scale providing a hazy
atmosphere, he includes the pentatonic scale at the center of
this short piece.
La Fille aux cheveux de lin (#8) describes one of
Leconte de Lisle’s poems.
La Cathédrale engloutie (#10) refers to the old Breton
legend of the city of Ys, once upon a time swallowed by the sea.
Brouillards (#1)
The second book of Preludes was composed between 1911 and 1912
and published one year later. Brouillards is a typical
atmosphere-generating piece, close to Voiles from the first book
in its intent to create a blurred ambiance with the massive use
of the piano’s pedals.
Les Fées sont d’exquises danseuses (#4) describes one of
Arthur Rackham’s engravings for Peter Pan, a book which Debussy
received as a gift from Robert Godet and which seemingly
delighted his daughter Claude-Emma, a.k.a. Chouchou.
Bruyères (#5) is
another short piece for once relatively easy to study, allowing
young pianists to discover Debussy’s new composition style and
musical aesthetics.
Feux d’artifice (#12) was probably one of the two pieces
for which his editor, Durand, had trouble publishing because of
the work’s excessively modern and avant-gardistic touch.

Lühl-Dolgorukiy
travaille en collaboration avec les éditions phonographiques
Polymnie pour l’intégrale de l’enregistrement de ses œuvres.
Sont déjà disponibles ses quatre premiers Quatuors à cordes (POL
480 243 et POL 480 364), le Requiem Vauban (POL 790 344), sa
cinquième Symphonie sous sa direction (POL 990 361) et de
nombreux CD Rachmaninoff, dont le deuxième Concerto pour piano
op. 18 et la Rhapsodie sur un thème de Paganini dans une
réduction pour deux pianos de l’auteur. Notons aussi un travail
considérable avec l'édition des oeuvres de John Williams Star
Wars, (POL 151 686) Harry Potter, (POL 105 109) Jurassic Park,
(POL 108 115)...d’autres albums sont en préparation.
Lühl's
recordings are available at the music label Polymnie, for which
he already recorded several works of his own, conducting an
orchestra for his Fifth Symphony (POL 990 361), or playing the
piano, and more recently a CD of piano pieces by S. Rachmaninoff
and the Rhapsody on a theme by Paganini as well as the Second
piano concerto op. 18 (POL 150 865), also several CD by John
Williams, Star Wars, (POL 151 686) Harry Potter, (POL 105 109)
Jurassic Park, (POL 108 115)... Lühl is planning to record his
entire work (about 50 CDs).
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