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Enguerrand-Friedrich Lühl, L'œuvre pour piano Volume 12

Enguerrand-Friedrich Lühl-Dolgorukiy, piano

POL 141 176

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Enguerrand-Friedrich Lühl

Etude LWV 175

Sonate n°8 LWV 194

2 Préludes n°12 LWV 195

"Verbotene Liebe" LWV 196

Moment musical LWV 197

Valse-fantaisie LWV 198

Variations canoniques sur un thème de Schumann
Mélancolie LWV 203

Ballade n°10 LWV 207

Valse LWV 211

2 Moments musicaux LWV 212

Moment musical LWV 214

   
 

Lühl-Dolgorukiy Vol. XII

Ce disque est le douxième volume des jusqu’à présent seize CD prévus pour l’intégrale des œuvres pour piano seul de Lühl. Il rassemble les premières œuvres (dans la suite chronologique directe des premiers CD), écrites juste après la fin de sa formation au Conservatoire National de Paris. Lühl compose à la table et n’a pas besoin de support instrumental pour se retrouver dans son monde msical. Cependant, pianiste, il ne peut s'empêcher de répéter certains passages pour commencer à les travailler au clavier. Après huit ans d’études d’harmonie et de contrepoint, son travail est abouti. Ainsi avait-il déjà pensé, enfant, à composer sans relâche pour apprendre, mais pour plus tard, une fois qu’il aurait acquis les outils nécessaires, "ne plus faire de fautes d’écriture et de structure ni d’étourderies de jeunesse", puis à remanier toutes ses oeuvres de jeunesse pour les raccorder avec les oeuvres dites "correctes". Ainsi, il réalisa son projet sur des années, revisitant pièces pour piano, musique de chambre et symphonies en les réécrivant entièrement et ne gardant que le thème principal de manière à constituer à travers son catalogue, une unité, une cohésion stylistique et musicale. Chaque dernière pièce s’inspire de la précédente, créant ainsi un fil conducteur au travers de son oeuvre.
Son catalogue est considérable et regroupe déjà près de 330 opus (LWV = Lühl-Werke- Verzeichnis, "catalogue des œuvres de Lühl "), dont dix symphonies, quatre concertos pour piano, diverses pièces pour soliste et orchestre, des poèmes symphoniques, de la musique de chambre... et pas moins de 220 pièces pour piano. Son opéra Unvergessen (Inoubliable) en trois actes sur un drame historique a été créé en janvier 2004 à Bolzano, capitale du Tyrol du Sud italien (10 représentations).
L’Association Vauban lui a commandé une série d’œuvres commémoratives pour célébrer l’année des 300 ans de la mort du Maréchal en 2007 : un requiem In memoriam Vauban, le poème symphonique La Chamade sur l’ouvrage Traité d’attaque des places en douze temps, une symphonie de chambre pour orchestre à cordes, un quatuor à cordes, illustrant des lettres originales de Vauban, une Suite Royale pour corde ou flûte seule.
Lühl reste un compositeur foncièrement classique, suivant la tradition des contemporains de Brahms, Tchaïkovski, Rachmaninoff ou Scriabine. Fortement attaché à la symbolique, ses pièces libres portent souvent des titres énigmatiques et méditatifs. Lühl est un "international", se sentant, peut-être par ses origines familiales, artistiquement slave et germanique. Outre des transcriptions et des pièces individuelles, son catalogue pour piano seul comporte quatorze sonates, quinze ballades, une trentaine de moments musicaux, une trentaine de préludes, des valses, des études et des cycles d’œuvres. Pendant des années, il a préparé en tant que pianiste l’intégrale des oeuvres d'Alexandre Scriabine. Ensuite, c’est à Serge Rachmaninov qu’il dédie son engagement pianistique avec toute son énergie en cherchant des œuvres nouvelles et inédites. Lühl-Dolgorukiy est un artiste complet. Grand amateur d’Art Nouveau, de peintres impressionnistes et d’architecture de la Renaissance italienne, il est également ébéniste, auquarelliste, scénariste et réalisateur ainsi qu’auteur de nombreuses œuvres littéraires en trois langues dans les thématiques les plus diverses (essais, romans à caractère historique, philosophique, futuriste ou dramatique, recueils de poésies, ouvrages scientifiques musicologiques, nouvelles...). Il travaille en collaboration avec les éditions phonographiques POLYMNIE pour l’intégrale de l’enregistrement de ses œuvres.

Elena Ossipova



Etude LWV 175
Œuvre initialement crue perdue, car en début de cahier et trop facilement survolée, et ensuite retrouvée après avoir enregistré le volume 11 pour lequel ce numéro d’opus était théoriquement destiné, cette petite pièce de trois pages, composée du 6 au 8 octobre 2010, fut rajoutée à ce présent volume pour compléter en bonne et due forme l’intégrale des œuvres pour piano seul de Lühl.

Sonate n°8 LWV 194
Suivant son concept de sonates en un seul mouvement comme les précédentes, cette œuvre techniquement très longue et difficile fut composée en quatre jours seulement, du 22 au 26 août 2011.

2 préludes n°12 LWV 195
En août 2011, cherchant toujours à maintenir un équilibre des formes à l’intérieur de son catalogue d’œuvres, Lühl se rendit compte qu’il n’avait pas écrit de préludes depuis un an ; suite à cette amusante constatation, il écrivit deux courtes pièces destinées à s’enchaîner comme une petite suite ; elles datent du 28 août et du 24 septembre. Il faudra cependant attendre 2020 avant qu’il ne reprenne cette forme musicale dans son répertoire...

"Verbotene Liebe" LWV 196
C’est une pièce fougueuse dans tous les sens du terme, à commencer par le titre (« amour interdit ») jusqu’aux défis techniques de la main gauche. Elle fut composée le 2-3 mars 2011.

Moment musical LWV 197
Le 22 novembre 2011 nait un petit "moment musical" que Lühl complétera fiévreusement le lendemain.

Valse-fantaisie LWV 198
La valse est une forme musicale parcourant l’œuvre pour piano de Lühl depuis son plus jeune âge ; ici aussi, cette pièce en deux tableaux composée du 7 au 8 décembre 2011, met à jour toute la délicatesse harmonique du langage de son compositeur.
Variations canoniques sur un thème de Schumann LWV 202
En avril 2012, Lühl redécouvre l’Album pour la Jeunesse op. 68 de Robert Schumann dans sa bibliothèque et s’aperçoit que la pièce numéro 16 intitulée « premier chagrin » présente un aspect contrapuntique qui aurait pu être bien plus exploité que dans sa version d’origine. Suite à cette petite révélation, Lühl dépasse son projet original de complexifier la petite pièce de Schumann pour en faire des variations canoniques en suivant les règles strictes du contrepoint rigoureux. Ainsi, outre les quelques améliorations de la partition originale, les variations se succèdent en forme de canons dans toutes leurs formes. L’œuvre datant du 8 au 21 avril, dépasse largement le cadre purement pianistique ; pour cela, elle fut ensuite adaptée pour orchestre à cordes quelques mois plus tard, portant le numéro d’opus 217.

Disposition des canons dans les 8 variations :
-Canon droit à l’octave (sujet inversé par rapport au thème)
-Canon droit à la quarte

-Canon droit à la tierce

-Canon inversé à la quinte
-Canon droit à l’octave (ternaire – le thème est binaire)
-Canon inversé à l’octave (sur pivot de la médiante)
-Canon droit à la neuvième avec par-dessus le thème de Schuman en mouvement inversé en augmentations à la basse)

-Canon droit à la sixte (thème orné en mouvement ternaire)

-Fugue à quatre voix sur le thème de Schumann en mouvement inversé

Mélancolie LWV 203
Cette courte pièce, faisant partie du cycle de pièces individuelles, illustre tout simplement l’état psychique dans lequel se trouvait son auteur au moment de sa parution, le 22 avril 2012 !

Ballade n°10 LWV 207
De forme sonate à l’origine, cette pièce figurative, composée entre le 22 et le 26 mai 2012, présente toutes les caractéristiques structurelles d’une « vraie » sonate, sauf que, comme le dit son auteur, « l’ambiance abstraite manquait pour lui attribuer ce titre » ; d’où la solution de repli sur le terme de ballade !

Valse LWV 211

Une autre petite valse sans prétention, composée du 5 au 7 juillet 2012, à ajouter dans la trentaine d’œuvres de la même forme figurant dans son catalogue d’œuvres pour piano seul.

2 moments musicaux LWV 212
Ces deux pièces furent composées dans l’ordre inverse de leur présentation actuelle ; tout d’abord, le numéro 2 qui porte un titre, "die Seiltänzerin" [en allemand "le funambule"]. Les deux œuvres furent composées entre le 24 et le 30 juillet 2012.

Moment musical LWV 214
La dernière pièce de cet album est un autre moment musical de forme libre (12-14 août 2012) à l’ambiance élégiaque.



Polymnie


 

This recording is the twelfth volume of at least eighteen CDs planned as Lühl’s complete works for piano solo. He considers this project as being “a moment of great happiness in my life”, although sought after by everybody, and he often complains about lacking time for himself and composing Lühl writes while sitting at the table and doesn’t need any instrumental support to find harmony, sounds and rhythms because he hears everything in his head. Aged nine, he wrote his first work which consisted of two virtuoso pages. Lühl doesn’t usually disclose his working habits publicly; he often repeats himself at the end of a concert. For him, it’s the result of sound combinations and the respect for architecture that matters, and not writing a personal musical diary without respecting any of the conventional laws that help structuring the work! “When I’m gone, others can ask themselves these questions and write entire books about the great mysteries in my music. At least, this will at least give them something to chew on”, he comments with an elusive smile.
After eight years of studies in harmony and counterpoint, his training is finally complete and he can call himself a true composer. Since his early years, he always knew he once would spend every moment in his life composing and enjoying his true mastery once he acquired the necessary tools to consider himself a real composer. And so, he completed his project over the years revisiting his piano pieces, chamber music and symphonies by rewriting them entirely and sometimes only preserving the main thematic elements, so as to create a unity in a stylistic and musical cohesion throughout his catalogue.
At the same time, Lühl continues to write new pieces. Each future work is inspired by the previous one, creating in a way the thread running through time and space in his music. . His intellectual work goes like Arnold Schönberg once said: the music runs through the mind while walking, giving classes, or even riding a bicycle...! Lühl works very quickly and his catalogue is quite large given his young age and already includes 330 opuses (LWV= Lühl-Werke-Verzeichnis, in English ‘Lühl’s composition catalogue’), which include ten symphonies, four piano concertos, various pieces for solo and orchestra, symphonic poems, chamber music, ... and almost 250 pieces for piano. His opera Unvergessen (“Unforgotten”) in three acts based on a historical drama, was performed ten times in January 2004 in Bolzano, the Tyrolean capital of Northern Italy.
Several years ago, he started working with the Vauban Association to compose commemorative works on the great French Marshall de Vauban (1633-1707) for his tercentenary which was celebrated in 2007. He was hired by the French government and put in charge of the musical part of the celebration, for which he composed four main works: a string quartet, a Requiem in memoriam Vauban, a symphonic poem entitled La Chamade for choir and orchestra which illustrates Vauban’s essay on the attack and defence of fortified citadels, as well as a suite for solo string entitled Suite Royale (‘King suite’) honouring the memory of French King Louis XIV.
His works are arranged in cycles in accordance with his desire for unity throughout his work. He refuses “unusual” commissions (e.g. clarinet and flute, accordion and piano...), and by definition, all that is not useful for his purposes. He essentially writes for stylistic unity. Even in the choice of the nomenclatura, the construction of the work and its topic, Lühl remains a classical composer, following in the tradition of Brahms, Tchaikovsky or young Rachmaninoff and Scriabin, avoiding extravagant experiments. Strongly attached to symbolism, his free pieces often carry enigmatic and meditative titles. Lühl is an international musician, but he also feels, because of his family roots, closely connected to the Slavs and Germans. His music “lasts”, takes time to expand during long progressions. “Every work is a variation of the previous one including all its own innovations; the entire work of an artist actually is just a variation, a reflexion of his personality. Lühl is an accomplished artist: an enthusiastic amateur of French Art Nouveau, the impressionist painters and Italian Renaissance Architecture. Besides being a watercolour painter and a photographer, he is also the author of several essays, short stories and novels on philosophy, history, science-fiction as well as poetry and scientific works on musicology. His recordings are available at the music label POLYMNIE, for which he already recorded several works of his own, conducting an orchestra for his Fifth Symphony (POL 150 657), or playing the piano, and also seven CDs of piano pieces by S. Rachmaninoff as well as his complete piano concertos. He is planning to record his entire work (about 55 CDs).




 

Polymnie

 

Etude LWV 175
This lost-and-found work, dating October 6-8, 2010, was too short to be acknowledged properly when Lühl began compiling 60 minutes of piano solo music to carry on his recording project. This happens when you write so much, even if you’re as organized as he is! And so, initially scheduled to fit in vol. 11, but due to this delay, he had to insert it here as a prelude for this album’s “official” programmed.

Sonata #°8 LWV 194
Following his concept of one-movement sonatas like the ones before this current work, the notoriously difficult sonata number 8 was composed between august 22nd and 26th, 2011.
2 preludes n°12 LWV 195
In August of 2011, Lühl became aware that his last “prelude” had been written almost one year ago; subsequently, he tried to “catch up” with his composition program and added two new works entitled “prelude” into his catalogue. However, after these two short pieces, he would have to wait until 2020 to resume writing preludes.

"Verbotene Liebe" LWV 196
« Forbidden love » is the translation of this frantic and pianistically most challenging etude-like work, composed on March 2-3, 2011.

Moment musical LWV 197
On November 2011, Lühl added another of these short ‘in-between’ pieces to his catalogue, and quickly finished it very the morning after.

Valse-fantaisie LWV 198
This fantasy waltz is built in a continuous crescendo until the very end; it emphasizes the composer’s delicacy regarding harmony and pianistic subtleties. It was composed on December 7-8, 2011.

Canonic variations on a theme by Schumann LWV 202

In April of 2012, Lühl rediscovered Schumann’s Album for the Youth op.68 in his library and he became aware that Schumann’s short piece could take a few changes in order to improve it from a technical point of view. Subsequently, “first sorrow”, the title of this little work, became the trigger to a series of 8 canonic variations following the strict tradition of Renaissance counterpoint. The work herein also includes a 4-part fugue as a finale.
It was written from April 8th to 21st and later on adapted for string orchestra, the musical contents of the variations obviously not being limited to a two-hand keyboard.

Melancholy LWV 203
This short piece belongs to Lühl’s cycle of individual works, composed on April 22, right after the above variations.

Ballad #10 LWV 207
Written one month later (May 22-26, 2012), this long and most demanding work is structured like a sonata, but, as its author put it, “it lacks the strict frame of a sonata”; hence the use of the title “ballad” instead of “sonata”, but both structures regularly compete with one another in his catalogue.

Waltz LWV 211
Another modest piece of his composition, dating July 5-7, 2012, one among the thirty or so waltzes already composed.

2 Moments musicaux LWV 212
Work number 2 was actually composed first and the cycle was finished between July 24th and July 30th of 2012.

Moment musical LWV 214

The last piece of this album is a very elegant and elegiac work, composed on August 12-14th, 2012.


Polymnie


Lühl-Dolgorukiy travaille en collaboration avec les éditions phonographiques Polymnie pour l’intégrale de l’enregistrement de ses œuvres. Sont déjà disponibles ses quatre premiers Quatuors à cordes (POL 480 243 et POL 480 364), le Requiem Vauban (POL 790 344), sa cinquième Symphonie sous sa direction (POL 990 361) et de nombreux CD Rachmaninoff, dont le deuxième Concerto pour piano op. 18 et la Rhapsodie sur un thème de Paganini dans une réduction pour deux pianos de l’auteur. Notons aussi un travail considérable avec l'édition des oeuvres de John Williams Star Wars, (POL 151 686) Harry Potter, (POL 105 109) Jurassic Park, (POL 108 115)...d’autres albums sont en préparation.

Lühl's recordings are available at the music label Polymnie, for which he already recorded several works of his own, conducting an orchestra for his Fifth Symphony (POL 990 361), or playing the piano, and more recently a CD of piano pieces by S. Rachmaninoff and the Rhapsody on a theme by Paganini as well as the Second piano concerto op. 18 (POL 150 865), also several CD by John Williams, Star Wars, (POL 151 686) Harry Potter, (POL 105 109) Jurassic Park, (POL 108 115)... Lühl is planning to record his entire work (about 50 CDs).




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