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Bucoliques
Pillois, Moreau, Doyen, de Breville, Trepard

Lucile Renon, flûte
Eriko Ogura, piano


POL 217 179

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Jacques Pillois - Bucoliques Sonatine (1919)
Prélude
Cantilène - Allegro
Scherzo


Léon Moreau - Dans la Forêt enchantée (1912) 

Allegro non troppo

Albert Doyen - Poèmes grecs (1905) 

Nuit de bergers sur l'Hymette
Le Bois de myrtes
Danse antique
Le Calme de la mer
Nymphes et satyres


Pierre de Bréville - Une Flûte dans les vergers (1919) 

Un peu lent, sans rigueur


Emile Trépard - Évocations sylvestres (1923) 

Plainte
Chants
Jeux

   
 

Jacques Pillois
Bucoliques Sonatine
À Louis Fleury
Dans son article La Flûte dans la Musique de Chambre du dictionnaire Cobbett, au paragraphe "Les Sonates pour Flûte et Piano", le flûtiste Louis Fleury cite quelques sonates dont celle de Jacques Pillois "faisant partie des œuvres quelque peu oubliées". Cette sonate composée en 1919 sera finalement éditée en 1920 sous le titre Bucoliques Sonatine. Un journal anglais de l’époque datant du 18 septembre 1924 annonce une lecture de cette oeuvre "for students only" ("réservée aux étudiants") par Louis Fleury et Jacques Pillois. Elle précède les deux autres sonatines beaucoup plus célèbres dédiées à Louis Fleury, celle de Darius Milhaud (1921) ainsi que celle titrée Jeux de Jacques Ibert (1925). Jacques Pillois est également un compositeur oublié certainement à cause de son expatriement aux Etats Unis, bien qu'il fût professeur au Conservatoire Américain de Fontainebleau. Il est également mentionné par André Caplet dans une de ses lettres à L.F. du 27 avril 1921. Parmi ses œuvres de musique de chambre avec flûte, à ce jour, seules les Cinq Haikai pour quintette instrumental ont fait l’objet d’enregistrements. Désormais par cet enregistrement, Bucoliques sort de l’oubli accompagnée d’une nouvelle édition chez Lemoine.

Léon Moreau
Dans la Forêt enchantée
À Monsieur Hennebains
En 1925 dans le Monde Musical paraissent les articles de Louis Fleury "Souvenirs d’un flûtiste" dans lesquels il relate ce qu’il a vécu lorsqu’il était élève au Conservatoire de 1895 à 1900. Dans l’article intitulé "Dans les Hautes Sphères" il fait le portrait du directeur et compositeur Théodore Dubois en évoquant à la fois sa personnalité et ses actions : "Une autre petite réforme, fort intelligente et qui porta ses fruits, fut le rajeunissement du répertoire des instruments à vent. Le morceau de concours annuel fut désormais commandé à un compositeur ; [...] Dès la première année, les flûtistes eurent le grand honneur d’interpréter une Fantaisie de Gabriel Fauré, en forme d’Andante et Scherzo. Du premier coup notre répertoire, assez pauvre en musique moderne, était doté d’un charmant morceau. L’année suivante, Alphonse Duvernoy nous apporta un Concertino fort gracieux, Louis Ganne vint ensuite puis suivirent Enesco, Gaubert, Taffanel et Büsser.
Plus tard, G. Hüe , A. Casella L. Aubert, M. Delmas, nous firent prévoir une suite ininterrompue d’andante et de scherzo où chaque compositeur aura su garder en même temps sa personnalitété et le culte de la tradition. Mme Chaminade, Alexandre Georges, Mouquet, Léon Moreau, et Perilhou s’affranchirent un peu de cette tyrannie à laquelle n’échappèrent pas toujours les auteurs de morceaux pour autres instruments à vent, et qui firent chanter les cornets à pistons et badiner les trombones. Je ne sais si Théodore Dubois avait pensé à cela en édictant cette petite réforme, néanmoins fort intéressante. Ce qu’il convient surtout d’en retenir c’est qu’il existe désormais un répertoire important d’oeuvres de valeur. "
Dans cette liste de "Morceaux de conservatoire" commandés aux compositeurs de l’époque certains sont devenus des "tubes" du répertoire des flûtistes, mais d’autres sont tombés dans l’oubli comme celui de Léon Moreau, compositeur lui-même totalement méconnu. Pourtant sa pièce avait certainement suscité un vif intérêt en 1912, puisque elle est citée dans le programme de concert du jeudi 2 décembre 1920 à la salle Pleyel. Dans le numéro du 15 juillet-1er août 1924 du Courrier musical à la rubrique "travaux d’été des compositeurs" on peut également lire : "Dans sa villa de Villiers-sur-Marne et très au calme, M. Léon Moreau a orchestré Dans la Forêt Enchantée, morceau de flûte écrit pour le concours de 1912 au Conservatoire." Malheureusement, cette orchestration ne nous est pas parvenue.

Albert Doyen
Poèmes grecs (1905)
À mon ami Paul Krauss
Louis Fleury, collaborateur du Courrier Musical depuis 1921, à la rubrique "Ce que doivent interpréter les flûtistes", cite les Cinq Poèmes grecs d’Albert Doyen dans le numéro du 15 Juin 1923. Dans la même liste, figurent également la Sonate (1ère) de Philippe Gaubert et la Pavane pour une Infante défunte de Ravel (tr : L F.). Concernant Albert Doyen, peu de témoignages subsistent. Son ami compositeur Paul Le Flem fait son hommage funèbre dans le Journal Comoedia du 24 octobre 1935 et nous livre les explications de sa quasi-absence dans l’histoire de la musique.
"Albert Doyen était compositeur, animateur des Fêtes du Peuple qui, en dix-huit ans, ont donné sous sa direction, près de deux cents concerts, la plupart au Trocadéro. Il eut l’idée de fonder pour le peuple une grande chorale mixte et un orchestre symphonique recrutés parmi les travailleurs. [...] "Je n’ai plus qu’une joie, poursuivre cette oeuvre où je sens que toutes les âmes communient dans un monde purifié"[...] Émouvante parole d’un artiste qui ne vivait que par le désintéressement. Car, toute sa vie, Doyen ne poursuivit aucun but lucratif. Pauvre, il vécut pauvre, pauvre, il est mort. Il avait l’ardeur de l’apôtre. Il avait abdiqué toute ambition. Il se tenait loin des intrigues. Compositeur, il ne chercha pas à proposer ses oeuvres aux Associations symphoniques. Car, Doyen est aussi l’auteur de partitions pleines de noblesse et d’élévation. [...] Doyen avait travaillé la composition au Conservatoire avec Widor. Il devait, par la suite, s’attacher surtout à Alfred Bruneau et à Gustave Charpentier. Un commun amour du peuple le rapprochait de ces derniers. Comme eux, il voulait que les joies de l’art fussent réservées aux humbles tout autant qu’au plus aristocrate des dilettanti. "


Pierre de Bréville
Une Flûte dans les vergers
Pour Louis Fleury
Cette pièce est également très peu connue et fait partie des rares oeuvres de musique de chambre de Bréville qui enseigna cette discipline au Conservatoire pendant la 1ère guerre. Composée en 1919, elle possède la rare particularité de débuter par un long solo de flûte de trois minutes avant l’entrée du piano.
On ne peut s’empêcher de penser à l’évocation des trois minutes de Debussy (La Flûte de Pan ou Syrinx) que jouait très souvent Fleury en exclusivité lors de ses récitals. Le titre est extrait d’un vers du poème de Victor Hugo Viens une flûte invisible qui a également inspiré Saint- Saëns, Godard et Caplet.

Émile Trépard
Évocations sylvestres
À Gaston Blanquart
La dernière oeuvre de ce programme reste dans le thème évoquant la nature. Émile Trépard est sûrement le compositeur le plus méconnu de tous. Cette oeuvre bien qu’éditée en 1926 (année de la mort de Louis Fleury) a été créée en 1923 par son dédicataire Gaston Blanquart, son ami et collègue qui remplaça Fleury au pied levé à la création de l’intégrale des Chansons Madécasses de Ravel en Juin 1926, Fleury décédant très peu de jours avant. Se situant tout à fait dans l’esthétique musicale des années 20, on note tout particulièrement dans le mouvement intitulé Chants l’évocation ornithologique très présente et annonciatrice du futur Merle Noir de Messiaen.






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In his article La Flûte dans la Musique de Chambre from the Cobbett dictionary, the flutist Louis Fleury cites some sonatas including that of Jacques Pillois "being part of the somewhat forgotten works". This sonata composed in 1920 will finally be published in 1921 under the title Bucoliques Sonatine. An English newspaper of the time dating from September 18, 1924, announces a reading of this work "for students only" by Mrs. Fleury Montchablon, Louis Fleury and Jacques Pillois. It precedes the other two much more famous sonatinas dedicated to Louis Fleury, that of Darius Milhaud (1921) as well as the one titled Jeux by Jacques Ibert (1925).
Jacques Pillois is also a forgotten composer certainly because of his expatriation to the United States, although he was a professor at the American Conservatory of Fontainebleau. Among his chamber works with flute, to this day, only the Cinq Haikai for instrumental quintet have been recorded. Now with this recording, Bucoliques comes out of oblivion accompanied by a new edition at Lemoine.

Léon Moreau
Dans la Forêt enchantée

In 1925 in the Monde Musical appeared the articles by Louis Fleury "Souvenirs d'un flûtiste" in which he evokes what he experienced when he was a student at the Conservatoire from 1895 to 1900. He paints a portrait of the director and composer Théodore Dubois by evoking both his personality and his actions : "Another small reform, very intelligent and which bore its fruits, was the rejuvenation of the wind instrument repertoire. The piece for the annual competition was now commissioned from a composer ; (...) From the first year onward, flutists had the great honour of interpreting a Fantaisie by Gabriel Fauré. At first our repertoire, quite poor in modern music, was endowed with a charming piece. The following year, Alphonse Duvernoy brought us a very graceful Concertino, Louis Ganne came then followed by Enesco, Gaubert, Taffanel and Büsser.
Later, G. Hüe , A. Casella L. Aubert, M. Delmas, made us plan an uninterrupted suite of Andante and scherzo where each composer will have kept at the same time his personality and the cult of tradition. Miss Chaminade, Alexandre Georges, Mouquet, Léon Moreau, and Perilhou managed to overcome a bit of this tyranny from which the authors of pieces for other wind instruments did not always escape, and who made the cornets with pistons sing and the trombones play. I don’t know if Theodore Dubois had thought about this when he enacted this small reform, nevertheless very interesting. What should especially be remembered is that there now exists a large repertoire of valuable works.
In this list of 'Conservatory Pieces' commissioned from composers of the time some have become "hits" of the repertoire of flutists, but others have fallen into oblivion like that of Léon Moreau, a composer himself completely unknown. Yet his piece had certainly aroused a strong interest in l912, since it is mentioned in the concert program of Thursday, December 2, 1920 at the Salle Pleyel. In the issue of July 15-August 1, 1924 of the Courrier musical under the heading 'summer work by composers' one can also read : "In his villa in Villiers-sur-Marne and very quiet, M. Léon Moreau orchestrated Dans la Forêt Enchantée, piece of flute written for the 1912 competition at the Conservatoire." Unfortunately, this orchestration has not reached us.

Albert Doyen
Poèmes grecs (1905)

In the issue of the Courrier Musical of June 15, 1923, Louis Fleury cites Albert Doyen’s 5 Greek Poems under the heading "What should the ... Flutists". In this list also appears the Sonata (1st) by Philippe Gaubert and the Pavane pour une Infante Défunte by Ravel . Regarding Albert Doyen, few testimonies remain. His composer friend Paul Le Flem makes his funeral tribute in the Journal Comoedia of 24 October 1935 and gives us the explanations for his near-absence in the history of music.
"Albert Doyen was a composer, animator of the 'Fêtes du Peuple' which, in eighteen years, gave under his direction, nearly two hundred concerts. He had the idea to found for the people a large mixed choir and a symphony orchestra recruited from among the workers. [...] "I have only one joy left, to continue this work where I feel that all souls are communicating in a purified world" Moving words of an artist who lived only by disinterestedness. For, all his life, Doyen pursued no lucrative purpose. Poor, he lived poor, poor, he died. He had the ardor of the apostle. He had abdicated all ambition and stood far from intrigues.
He had worked on composition at the Conservatory with Widor and subsequently focused mainly on Alfred Bruneau and Gustave Charpentier. A common love of the people brought him closer to them. Like them, he wanted the joys of art to be reserved for the humble just as much as for the most aristocratic dilettanti."

Pierre de Bréville
Une Flûte dans les vergers

This piece is the other work of this recording dedicated to Louis Fleury. She is also very little known and is one of the few works of chamber music by Bréville who taught this discipline at the Conservatoire during the 1st war. Composed in 1919, it has the rare peculiarity of beginning with a long flute solo of three minutes before the entrance of the piano. One cannot help thinking about the evocation of the three minutes of Debussy (La Flûte de Pan or Syrinx) that Fleury very often played exclusively in his recitals. The title is extracted from a verse of Victor Hugo’s poem Viens une flûte invisible which also inspired Saint-Saëns, Godard and Caplet.

Emile Trépard
Évocations sylvestres

The last work in this program remains within the theme evoking nature. Emile Trépard is surely the most unknown composer of all. This work, although published in 1926 (year of the death of Louis Fleury), was created in 1923 by its dedicatee Gaston Blanquart, his friend and colleague who replaced Louis Fleury at the creation of the complete Chansons Madécasses by Ravel in June 1926, Fleury dying very few days before. Situated entirely within the musical aesthetic of the 1920s, we note particularly in the second movement Chants the very present and heralding ornithological evocation of Messiaen’s future Merle Noir.



 

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Après avoir obtenu un 1er Prix au CRR d’Angers (Classe de Marc Honorat), une Médaille d’Or au CRR de Boulogne Billancourt (Classe de Céline Nessi) et le D.E, Lucile Renon part enseigner la flûte traversière pendant dix ans au CRD de Cayenne, tout en se produisant régulièrement en Guyane, en métropole et en Italie (avec Alain Meunier à l’Accademia Chigiana de
Sienne).
De retour en métropole en 2004, elle conçoit trois spectacles (2013/2015/2017) mêlant musique théâtre et projections au Théâtre Le Ranelagh à Paris 16ème, tout en poursuivant sa mission pédagogique au CRC de Sarcelles.
En 2013, le CD "Syrinx a 100 ans" programme Flûtes et Voix, en collaboration avec Patrice Bocquillon, Anne-Laure Riche et Anne-Catherine Picca chant) parait chez Polymnie. En mars 2024, elle
met en ligne un site dédié à Louis Fleury.
Titulaire du CA depuis 2003, elle est depuis février 2025 professeur au CRR Toulon-Provence-Méditerranée.

Eriko Ogura commence le piano à 4 ans et entre à quinze ans à la prestigieuse Toho Gakuen School of Music de Tokyo. Diplômée, elle poursuit son perfectionnement en France à la Schola Cantorum et au CRR de Paris où dans ces années elle se distingue dans plusieurs concours de jeunes musiciens.
De retour au Japon, elle enregistre un album solo (Franz Liszt, Années de Pèlerinage) avec le studio DPIC. Installée en France depuis 2012 elle poursuit sa carrière entre Tokyo et Paris.



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