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Dynam-Victor Fumet, Raphaël Fumet
Oeuvres pour piano 

Ienissei Ramic, piano

POL 113 123


11
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Dynam-Victor Fumet
Prélude et Fugue

Le Rouet de la Vierge

Le Réveil des farfadets
La Souplesse de l’arpège
Valse tragique

Rêve de faune

Caprice
Raphaël Fumet
L’Ange des bois
Cinq Improvisations



Raphaël Fumet
L’Ange des bois
Cinq Improvisations

   
         
   
J’ai rencontré le jeune pianiste Ienissei Ramic il y a environ deux ans. Après l’avoir entendu, je lui avais proposé de jouer une pièce de mon père Raphaël Fumet, en fait une superbe improvisation que j’avais fait retranscrire par le professeur d’harmonie du conservatoire de Paris, Thibault Perrine. Peu de temps après, Ienissei m’a joué la partition par cœur avec un brio et une conviction exceptionnels. Il me dit qu’ il avait "tout de suite été interpellé par cette musique grandiose, puissante et subtile à la fois, directement sortie des grands courants romantiques comme ceux de Liszt ou Scriabine par exemple, avec cependant des richesses d’inventions et de séductions nouvelles imparables". Ravi par ces commentaires flatteurs, l’idée m’est venue de lui proposer l’enregistrement d’un CD consacré à une partie des œuvres les plus significatives de mon grand-père Dynam-Victor Fumet élève de César Franck au Conservatoire de Paris et de son fils Raphaël, mon père, lui-même disciple de son père Dynam.
Voulant placer la barre assez haut, je lui fis écouter le CD d’Akiko Ebi, merveilleuse pianiste japonaise, qui avait enregistré il y a une vingtaine d’années, un superbe CD consacré à la musique pour piano de mon grand-père Dynam-Victor Fumet. Muni de cet exemple de haut niveau, il s’est attelé à la tâche, "heureux, me dit-il, qu’à lui, pianiste français d’origine russe, ait été confiée la délicate mission de promouvoir une musique française pratiquement inconnue et cependant digne des plus illustres compositeurs de cette époque".

Dynam-Victor Fumet (1867-1949)
"Connaissez-vous Dynam-Victor Fumet ? Il fut un organiste comme il n’y en a guère dans tout un siècle... Disciple de Franck, il avait reçu d’autre part en héritage, un don d’improvisation qui confinait au génie. Tout jeune, je l’ai entendu une seule fois à l’orgue de Sainte-Anne- de-la- Maison-Blanche dont il était le titulaire. Je reçus ce jour-là une des plus foudroyantes émotions de ma vie. Être pris, vous savez ce que cela signifie ? Pris, aspiré comme un maelström, vidé de toute substance personnelle, mais traversé en retour par un fleuve de feu qui me ravissait en me brûlant. Tous ceux qui ont entendu Fumet ont éprouvé des émotions analogues à la mienne. Son nom ne s’est jamais effacé de ma mémoire." Ainsi s’exprimait le célèbre critique Bernard Gavoty dans Musica en 1969.
Improvisateur incomparable certes, il n’en laisse pas moins une œuvre écrite importante, de nombreux ouvrages symphoniques, quatre messes, divers motets et mélodies, de nombreuses pièces pour piano et un nombre important d’œuvres pour orgue.
Pourquoi l’un des musiciens les plus originaux de son temps est-il resté jusqu’ici pratiquement méconnu ? Il faut bien avouer que la personnalité complexe et intransigeante du brillant disciple de César Franck, passant d’une jeunesse en totale révolte, le menant jusqu’au seuil du suicide, pour s’abandonner ensuite à un mysticisme totalement engagé n’a laissé que peu de place aux concessions indispensables à la carrière de tout musicien.
Ami d’Erick Satie qu’il précède au Chat Noir, de Léon Bloy, de Verlaine qu’il tutoyait, participant de leur climat, il ne tarde pas à s’isoler par suite d’une vocation spirituelle qui lui donnera jusqu’à sa mort d’autres centres d’intérêt que ceux qui déterminent la carrière musicale. À la fin de sa vie, étonné cependant de l’indifférence des institutions à l’égard de sa musique, ce compositeur à la fois spiritualiste et raffiné expliquait non sans humour, que le ciel lui avait tenu rigueur des incomparables voluptés que lui avait procuré la création de sa musique.

Prélude et Fugue (1920)
Dynam-Victor Fumet
Cette œuvre d’un classicisme exemplaire n’est pas sans rappeler César Frank par le caractère mystique du prélude en même temps que J.-S. Bach par le côté rigoureux de la fugue, tout cela avec un naturel qui nous éloigne de l’ennui émanant souvent d’un académisme d’école...


Le Rouet de la Vierge (1938)
Dynam-Victor Fumet était profondément mystique comme le furent beaucoup de compositeurs à commencer par le grand J.-S. Bach. Dans cette pièce insolite, il imagine la Vierge animant son rouet dans le cosmos où se meuvent ses myriades d’étoiles.


Le Réveil des farfadets (1935)
Les farfadets sont généralement des sortes d’esprits ou de lutins qui apparaissent parfois dans les cimetières sous la forme de lucioles incandescentes. L’imaginaire du compositeur trouve ici matière à des inventions musicales d’une poésie rarement égalée où après une introduction grave et mystérieuse, se profile la danse joyeuse et endiablée des lutins...

La Souplesse de l’arpège (1938)
Extraite des Six études caractéristiques (éditions Salabert), cette pièce développe les diverses facettes de l’arpège dans toute ses complexités poétiques avec une grâce et une agilité irrésistible.

Valse tragique (1939)
La valse a fasciné de nombreux compositeurs depuis le dix-neuvième siècle jusqu’au vingtième siècle avec la célèbre œuvre de Maurice Ravel. D.-V. Fumet ne craint pas dans cette œuvre de se mesurer aux célébrités de son temps, avec des accents tragiques mêlés à des motifs plus légers inhérents à cette forme musicale, le tout dans une virtuosité époustouflante.

Rêve de faune (1900)
Cette courte pièce datée de 1900 dégage un parfum d’Amérique du Sud où le compositeur fit un séjour dans sa jeunesse avec un mémorable succès. Cela explique sans doute le caractère dansant de cette œuvre avec ses transitions abruptes très caractéristiques de l’œuvre de Fumet.

Caprice (1945)
D‘une dynamique transcendante, ce caprice illustre bien le style de Fumet qui à la fin de sa vie nous offre cette œuvre d’une fascinante jeunesse tant par sa virtuosité que par son imagination débordante qui ne ressemble à personne...


Raphaël Fumet (1898-1979)
Fils du compositeur et organiste Dynam-Victor Fumet, frère de l’écrivain Stanislas Fumet, père du flûtiste Gabriel Fumet et de la violoniste Anne Wiederkoehr, Raphaël Fumet manifesta très jeune des dons exceptionnels de pianiste et d’improvisateur. Après un court séjour au Conservatoire National Supérieur de Paris, il entra à la Schola Cantorum travailler la composition avec Vincent d’Indy.
D’une nature très indépendante, naturellement peu porté à affronter le sectarisme exacerbé des chapelles esthétiques de sa génération, Raphaël Fumet se retira d’abord à Juilly (77) où il fut un temps Maître de Chapelle du célèbre Collège puis, au Conservatoire d’Angers, où il fut professeur d’harmonie et de piano en même temps qu’organiste à l’église Saint-Joseph où il poursuivit l’œuvre de son père dans un isolement presque total. Rarement joué car totalement étranger aux surenchères avant-gardistes, il considérait l’évolution musicale comme un développement naturel d’une entité vivant sur ses propres bases, sous peine de se détruire elle- même si elle altère ses racines ou les dérange.
Si les temps que nous vivons semblent être ceux de la totale liberté d’expression artistique, certains seront probablement étonnés qu’une musique d’une qualité aussi impressionnante que celle de Raphaël Fumet ait été le plus souvent écartée par les divers comités de lecture ou autre filtre donnant accès à la diffusion. Il est vrai que son œuvre restée généralement tonale, est difficilement classable dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’évolution historique de la musique contemporaine... Bien que condamné à créer en silence jusqu’à sa mort (Angers 1979), sans jamais entendre l’écho de sa musique, il nous a laissé malgré un certain découragement, un certain nombre d’œuvres toutes significatives dans leur diversité, qui témoignent de la liberté anticonformiste de leur auteur à la recherche, envers et contre tout, de l’unique beauté musicale.

Raphaël Fumet
L’Ange des bois (à la mémoire de Frédéric Chopin)

Bien qu’utilisant un langage traditionnel au sens large du terme, Raphaël Fumet nous propose ici, à travers le titre évocateur de l’Ange des bois, une aventure musicale au gré d’une intuition qui se développe dans toute sa rigueur, jusqu’à l’extrême limite de sa pureté originelle. Aboutissant à une sorte de libération totale de la forme, elle semble atteindre par sa perfection même le naturel de l’improvisation. Évidemment, dans cette écriture pianistique, l’auteur ne renonce à aucune des filiations qui forment les racines de sa musique, principalement celle de son père Dynam-Victor Fumet. Ceux pour qui la musique reste toujours autre chose qu’une suite de clichés définitivement répertoriés et aseptisés par l’histoire, découvriront dans cette pièce ce qu’elle est en réalité : l’éternelle résurgence de rameaux nouveaux sur l’arbre impérissable de la grande tradition musicale...


Cinq Improvisations

Raphaël Fumet avait hérité de son père un don d’improvisation qui confinait au génie. Il était capable d’improviser dans tous les styles et cela avec une profusion d’idées qui stupéfiait tous ceux qui l’ont connu. Avec l’arrivée du magnétophone, il a été possible de l’enregistrer, bien que très rarement. Il en est resté cependant ces cinq improvisations retrouvées récemment, prises sur le vif presque à son insu dans les années 1950, qui ont été confiées à Thibault Perrine (professeur) et Thibault Lepri qui ont accepté d’en faire la reconstitution écrite. Ienissei et Nikita Ramic se sont chargés de la seconde improvisation avec la même compétence.

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Ienissei Ramic naît à Moscou le 27 juin 1990, vit ensuite en Serbie jusqu’à l’âge de 10 ans. Sa mère, Svetlana Ramic, le met au clavier dès 3 ans, son père, virtuose, obtient le Premier Prix d’accordéon au Concours International de Venise en 1984.
Avec sa famille, Ienissei Ramic quitte la Serbie pour la France où il s’inscrit au Conservatoire de Boulogne-Billancourt, dans la classe d’Hortense Cartier- Bresson, en 2004. Il y obtient un Premier Prix de piano la même année. Au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Alain Planès lui dispense son enseignement de 2007 à 2012. Plusieurs distinctions, mentions "Très bien à l’unanimité du jury" lui sont données en licence et master de piano. L’Académie Liszt de Weimar et l’Académie Mendelssohn de Leipzig le choisissent pour parfaire sa formation durant cette même période.
Serbo-russe, Ienissei Ramic s’inscrit dans la grande tradition du début du XXe siècle, puisque dès son enfance, il a travaillé avec sa mère, disciple du célèbre Evgeny Lieberman, un des rares élèves d’Heinrich Neuhaus, tradition dans laquelle le piano doit chanter. Ienissei Ramic est convié à donner des concerts en Russie, à Moscou, en Hollande, en Espagne et à Belgrade. En 2012, il participe à plusieurs récitals dans la série : Les Virtuoses du Cœur dont la marraine est la célèbre pianiste Anne Quéffelec. Egalement compositeur, le Théâtre du Ranelagh à Paris le fait entendre lors de films muets.
En 2014, Ienissei Ramic donne les Etudes d’exécution transcendante de Liszt
à la Salle Cortot à Paris et le Concerto en sol de Ravel avec l’Orchestre de
La Bastille. Il joue et crée à l’occasion de la vente aux enchères à Drouot, le manuscrit de la Sonate de Pâques de Fanny Mendelssohn, il sera qualifié de
"Jeune Virtuose" par Le Figaro.
Le parfumeur Jean-Paul Guerlain l’invite à donner un récital pour son anniversaire, et il se produit dans le Journal d’un disparu de Janaček
mis en scène par Louise Moaty en 2015. Thierry Hillériteau (Le
Figaro) écrit : Il parvient à faire oublier les différentes orchestrations
dont le cycle a fait l’objet pour le rendre à sa pureté originelle.



Polymnie

I met the young pianist Ienissei Ramic two months ago. Having heard him perform, I asked him to play a work for piano written by my father, Raphaël Fumet, a superb improvisation that I had had transcribed by Thibault Perrine, Professor of Harmony at the Paris Conservatory. A short time later Ienissei played the piece for me, by heart, with exceptional brio and conviction. He told me that he "was immediately struck by this majestic music, both powerful and subtle, coming out of the grand romantic tradition of pieces like those of Liszt or Scriabin, but rich with invention and new forms of seduction." I was delighted by his flattering comments, and came up with the idea of having him record the most important pieces by my grandfather, Dynam-Victor Fumet (1867-1949), a student of César Franck at the Paris Conservatory, and by his son Raphaël, my father, himself a disciple of his father Dynam.
In order to obtain the highest possible quality, I had him listen to a superb CD of my grandfather's music for piano, recorded by Akiko Ebi some twenty years ago. Having listened to this high-level example, he began working, "happy", as he said, "that a French pianist of Russian origin would be accomplishing the delicate mission of promoting French music that is virtually unknown, and yet worthy of the best composers of the time."

Dynam-Victor Fumet (1867-1949)
"Do you know Dynam-Victor Fumet ? He was an exceptional organist, the kind that comes but once in a century... A disciple of César Franck, he was also part of a heritage with an amazing talent for improvisation. I heard hime only once when I was young, at the organ of Sainte-Anne -de-la-Maison-Blanche where he was the official organist. It was there on that day that I felt one of the most powerful emotions of my life. To be enthralled, do you know what that means? Taken, swept up in a maelstrom, completely emptied of all personal substance, but filled by a river of flame that thrilled me while burning me. All those who heard Fumet felt similar emotions; his name has remained forever in my memory." This is what the famous music critic Bernard Gavoty wrote in Musica in 1969.
An incomparable improviser, yes, and all those who heard him confirm that. He none-the-less left a large number of written works, numerous symphonic works, four masses, various motets and songs, many pieces for piano and a large number of works for organ.
Why has one of the most unusual musicians of his time remained so entirely unknown ? We must admit that the complex and uncompromising personality of this brilliant disciple of César Franck, after spending his youth in total revolt and coming close even to suicide before giving in totally later to mysticism, had little time to spend on the obligatory concessions that any musician must make to further his career.
Friend of Eric Satie who he preceeded at the Chat Noir, friend of Léon Bloy and Verlaine with whom he was close, part of their circle, he soon felt a spiritual calling and isolated himself completely, becoming interested until his death in other domains than those that determine a musical career.
At the end of his life, surprised that the various institutions remained indifferent to his music, this composer both spiritual and refined explained, not without humor, that heaven held against him the incomparable and exquisite pleasures that musical creation had given him.

Dynam-Victor Fumet
Prélude et Fugue (1920)
This work is rigorously classical, and reminds us of César Franck in the mystic character of the prelude, while at the same time reminding of of J-S Bach and the rigorous structure of the fugue, but still retaining a natural style that avoids the often boring side of scholarly or academic works.

Le Rouet de la Vierge (The Virgin's Spinning Wheel) (1938)
Dynam-Victor Fumet was profoundly mystical, like many composers beginning with Bach. In this unusual piece he imagines the Virgin spinning her spinning wheel in the cosmos where millions of stars move.


Le Réveil des farfadets (Awakening of the elves) (1935)
"Farfadets" or elves are generally considered spirits or sprites that sometimes appear in cemetaries as lightning bugs. Here the composer finds a subject that gives him musical ideas with rare poetry seldom equalled, in which a solemn and mysterious introduction is followed by the joyous, frenzied dance of the elves...

La Souplesse de l’arpège (The Fluidity of the arpeggio) (1938)
Taken from Six Etudes Caractéristiques (ed. Salabert), this piece shows the diverse aspects of the arpeggio in all their poetic complexity, with irresistable grace and agility.
Valse tragique (1935)
The waltz has fascinated many composers, from the 19th Century and throughout the 20th Century, including Ravel's famous work. D-V Fumet need not fear to be compared to the more famous composers of his time; his work has a tragic side mixed with lighter motifs more typical of this musical form, and the result is a breath-taking virtuosic piece.

Rêve de faune (The faun's dream) (1900)
This short piece was written in 1900, and has a feel of South America where the composer spent a short time during his youth, with much success. This no doubt explains the dance rhythms of the work, with the abrupt transitions typical of Fumet's works.


Caprice (1945)
With transcendental dynamics, this Caprice is a good illustration of Fumet's style. At the end of his life he gives us this captivatingly youthful work, with virtuosity and an overflowing imagination that resembles no one else...

Raphaël Fumet (1898-1979)
Son of the composer and organist Dynam-Victor Fumet (1867-1949), brother of the writer Stanislas Fumet and father of flautist Gabriel Fumet and violinist Anne Wiederkoehr, Raphael Fumet showed his exceptional gifts as a pianist and improviser at a very early age. After a short time at the Paris National Conservatory, he entered the Schola Cantorum where he studied composition with Vincent d'Indy.
By nature very independent and with little interest for the bitter divisions occasioned by the aesthetic quarrels of his day, Raphaël Fumet withdrew first to Juilly (Seine-et-Marne) where he was Musical Director at the famous College, then went to the Angers Conservatory where he taught harmony and piano; at the same time he was organist at the Saint-Joseph church where he promoted the works of his father in almost total isolation.
His works were rarely played, perhaps because they completely ignored the fashionable avant- garde style used in academic circles. He considered musical evolution as a natural development of an organic living entity, which would destroy itself if its roots were altered and changed. The times in which we live seem to favor total liberty of artistic expression; we would be very surprised that music with amazingly impressive qualities like that of Raphaël Fumet has been so often excluded by the various committees and organizations giving public access to compositions. It is true that his works are generally tonal, and difficult to classify in what we could call the evolution of contemporary music.
Although condemned to write music in silence until his death (Angers, 1979), without ever hearing an echo of what he composed, despite his discouragement he has left us a certain number of works that are significant in their diversity and which bear witness to the anti- conformist freedom of their composer in his search for unique musical beauty.

Raphaël Fumet
L’Ange des bois (The Angel of the Forest) (dedicated to the memory of Frédéric Chopin)
Even while using a more traditional language, here Raphaël Fumet gives us -- with the evocative title "The Angel of the Forest" -- a musical adventure at the whims of intuition but developped with much rigor, pushed to the limits of original purity. Attaining total liberty of form it seems to reach the natural limits of improvisation in its perfection. In his writing for piano, the composer obviously never forgets the roots of his music, and particularly what he owes to his father, Dynam-Victor Fumet. Those for whom music always remains something other than a series of cliches once and for all catagorized and sterilized by history, will discover in this piece what it is in reality : the eternal rebirth of new branches on the enduring tree of the great musical traditions...


Cinq Improvisations

Raphaël Fumet inherited a talent for improvisation from his father that bordered on genius. He was able to improvise in all styles, and with an abundance of ideas that amazed all those who knew him. With the invention of the tape recorder it was possible to record his playing, albeit rarely. There remain these five improvisations, recently discovered, and recorded without his knowledge during the 1950s. They were given to Thibault Perrine and Thibault Lepris, who accepted to transcribe them for scores. Ienissei and Nikita Ramic did the same for the second improvisation, with the same skill.


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Lenissei Ramic was born in Moscow on June 27, 1990; he then lived until he was 10 in Serbia. His mother Svetlana Ramic, a student of Evgeny Liebeman, began teaching him piano when he was three; his father was a virtuoso accordeon player and received the First Prize at the Venice International Competition in 1984.
With his family, Ienissei Ramic left Serbia for France. He enrolled at the Boulogne-Billancourt Conservatory in 2004 and studied with Hortense Cartier-Bresson; he received his First Prize that same year. At the Paris National Conservatory he studied with Alain Planès from 2007 to 2012. There he was awarded various distinctions and unanimous praise along with his Master's Degree in Piano. He was chosen at the same time by the Weimer Liszt Academy and the Mendelssohn Academy of Leipzig to perfect his playing.
Ienissei Ramic follows in the great traditions of the beginning of the 20th Century, having since his early childhood worked with his mother, a disciple of Evgeny Liebeman, himself one of the rare students of Heinrich Neuhaus and from a tradition in which the piano must sing. Ramic has since been asked to play concerts in Russia, Holland, Spain and in Belgrade. In 2012 he gave several recitals in the series The Virtuosos of the Heart, whose patron is the famous pianist Anne Quéffelec. He also composes, and was heard at the Ranelagh Theater where he played his music to accompany silent films.
In 2014 Ienissei Ramic played Liszt's Transcendantal Etudes at the Salle Cortot in Paris, and Ravel's Concerto in G with the Bastille Orchestra. He did the first performance, for the auction sale at the Salle Drouot, of a manuscript of Fanny Mendelssohn's Easter Sonata, and was named "Young Virtuoso" by the newspaper Le Figaro.
The perfume maker Jean-Paul Guerlain invited him to play for his birthday, and he also played in The Diary of one who Disappeared by Janacek, directed by Louise Moaty in 2015. In Le Figaro, Thierry Hillériteau writes, "he succeeds in making us forget the various orchestrations of this cycle, and gives it back its original purity."



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