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Johannes Brahms, Sonate en fa mineur, Valses

Duo Andranian
Chantal et Gisèle Andranian, pianos

POL 112 122

11
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Johannes Brahms

Valses Opus 39

Sonate en fa mineur
Allegro non troppo
Andante un poco adagio
Scherzo
Finale 

   
 


Notre premier contact avec le piano de Brahms, aussi loin que nous remontions dans nos souvenirs: un langage musical totalement inconnu et nouveau, qui semblait rompre avec ce qui l'avait précédé: Bach, Beethoven, et même Schumann. Un sens de l'immensité, au sein de laquelle la palette infinie des atmosphères et des sentiments se dissout et se fond dans le calme et le silence absolus, en une absence totale de limites comme si les codes, les frontières de la musique occidentale étaient, pour la première fois, brisés et dépassés, rejoignant aussi bien par l'étirement du temps que par la sauvagerie passionnée du langage, un ailleurs ...
Un piano d'une beauté absolue. Dans le calme, une profondeur insondable dans la suggestion des paysages internes ou l'évocation sereine ou douloureuse des sentiments. Dans la violence et la passion, la sauvage grandeur du fauve. Un son nouveau, à la fois profond et puissant dans sa densité. Cette beauté, aussi bien, elle se révèle dans le pianisme, la nouveauté de l'écriture pianistique qui, si elle apparaît la digne héritière de Bach, Beethoven ou Schumann, annonce et appelle l'avenir.
Les 17 Valses pour piano à quatre mains et la Sonate en fa mineur pour deux pianos, que nous avons choisi d'associer dans cet enregistrement, représentent à nos yeux la quasi-totalité de l'univers musical et pianistique de Brahms, autant par les différences qu'elles présentent que par la présence de leurs caractères communs. Nous y avons été confrontées à un travail sur la précision, la souplesse, le modelage de la phrase dans la musicalité et la puissance, sans jamais perdre de vue la maîtrise du geste et de la forme.
Les Valses, dans leur version pour piano à quatre mains, constituent la version originale de cette oeuvre, ainsi que les Danses Hongroises, ou plus tard, les Danses Slaves de Dvorak. Elles constituent l'un des trois volets de ce que l'on pourrait nommer "l'écriture viennoise" de Brahms pour le piano, avec les Liebeslieder Walzer ou les Noue Liebeslieder Walzer écrites pour la même formation, mais cette fois avec l'agrément du quatuor vocal. Une musique de salon, pourrait-on dire, très éloignée de l'univers plus libre, plus sauvage et plus passionné des Danses Hongroises. Par leur concision, la précision de leur écriture, elles s'inscrivent dans le prolongement des Landler de Schubert, tout en se distinguant par la verticalité de l'écriture et l'extrême diversité des mouvements, des thèmes et des caractères. La douce rêverie, la tendresse, la grâce, la nostalgie y côtoient la joie, la virtuosité joueuse ou brillante.


Composée sous le coup de l'émotion causée par la mort de Schumann, tout d'abord sous la forme du quintette à cordes puis pour deux pianos, et finalement, sur les conseils de Clara, en quintette avec piano, la Sonate en fa mineur est incontestablement l'un des sommets de la production pianistique de Brahms, au même titre sans doute que ses deux Concertos pour piano.
Dans le premier mouvement qui par ses dimensions et la grandeur de l ' inspiration, représente le sommet de l'oeuvre, le premier thème, énoncé par l'unisson des deux pianos en un legato proche de celui des cordes, laisse progressivement la place à une confrontation de ce thème amplifié en un déferlement sauvage. Le second thème, dans sa douloureuse mélancolie, est présenté successivement aux deux pianos, et leur alternance apparaîtra à trois reprises, en une amplification toujours plus véhémente.
L'admirable phrase de l'Andante, un poco adagio, confiée au second piano, s'apparente, par son calme et son doux balancement, aux plus beaux lieder de son auteur. Elle se déroule sur un rythme obsédant de croches détachées à la manière de pizzicati de cordes. Elle n'est reprise au premier piano qu 'après une complète exposition.

La précision, l'acuité et l'apreté rythmiques des cordes est magnifiquement transposée pour les deux pianos dans le scherzo central.
Le Finale, introduit par un sostenuto énigmatique et plongé dans une inquiétante immobilité traversée d'accents menaçants, annonce déjà Schoenberg et l'Ecole de Vienne. Il développe ensuite un thème à la hongroise sous la forme d 'un rondo en un rythme de double-croches nerveuses. La phrase du second thème, exposée dans un long étirement, est livrée à une confrontation abrupte entre les deux pianos protagonistes, avant un "presto, non troppo" qui précipite tout le mouvement vers la fin vertigineuse.

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Chantal et Gisèle Andranian
Lauréates du Conservatoire National Supérieur de Musique, de l'Ecole Normale de Musique et de la Fondation Cziffra, elles se sont formées auprès de Pierre Barbizet, Lucette Descaves, Jean Micault pour le piano, Pierre et Nelly Pasquier, Geneviève Joy pour la musique de chambre. Elles ont choisi d'orienter la majeure partie de leur activité sur le duo de piano (piano à quatre mains et deux pianos) et ont pu ainsi explorer, au fil de multiples concerts, la majeure partie du répertoire pour cette formation, et notamment les musiques française et russe.

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As far as we can trace it back in our memories, our first contact with Brahm’s piano pieces turned out to be a completely unknown and new musical language to us. It seemed to clash with everything that had been made before him: Bach, Beethoven and even Schumann’s music. We came across a sense of wide open spaces in which the vast range of atmospheres and feelings seemed to evolve into complete calm and silence. It abolished any limit as if all the western world musical boundaries were disrupted and exceeded for the first time. It felt like the time stretching it involved as well as the passionate ferocity of language reached a world beyond ours.

Brahm’s piano pieces are endowed with stainless beauty. In the quieter parts, we can find an unfathomable depth that conjures up intimate sceneries and peaceful or painful feelings. On the other hand, in the more violent and passionate parts, we can feel a sense of wild greatness. It appeared to us as being a new sound, both deep and powerful in its intensity. That beauty also reveals itself in the novelty in the piano writing. It follows in Bach, Beethoven and Schumann’s footsteps and at the same time initiates a new path turned towards the future.

According to us, the 17 waltzes for four hands piano and the F-minor Sonata for two pianos that we chose to associate in this recording almost entirely represent Brahms’ musical and pianistic world. As a matter of fact, they are very different pieces but also have a lot in common. We worked on the musical phrase preciseness, flexibility and shaping without ever losing sight of our control over gesture and form.
The waltzes for four hands piano constitute the original version of this musical work as are the Hungarian Dances and later on Dvorak’s Slavonic Dances. They make up one of the three parts of what we could call Brahms’ “Viennese writing” for piano. The Liebeslieder Walzer and the Noue Liebeslieder Waltzer were written for the same musical piece but this time a vocal quartet was added. We could say that it is a salon music that stands very far from the freer, wilder and more passionate world of the Hungarian Dances.
The conciseness and accuracy in their writing relate Brahms’ waltzes to Schubert’s Landler but also break with them because of their vertical writing and their large variety of movements, themes and characters. Gentle reverie, tenderness and nostalgia combine with playful and bright virtuosity.

The F-minor Sonata was composed just after Schumann’s death when Brahms was in a highly emotional state. It was first written for a string quintet, then for two pianos and finally became a piano quintet on Clara’s advice. This Sonata is without a shadow of a doubt a musical piece where Brahms reached the peak of his pianistic work and it is to be put on the same level as his two Piano Concertos.
Its first movement because of its duration and great inspiration constitutes the highest point of the musical work. The first theme starts with a harmonious combination of two pianos in a legato that comes close to a strings one and slowly evolves into a confrontation of this theme with a wild surge. The second theme with its painful melancholia is played in turns by two pianos and this alternation will appear three times in a more and more vehement development.
The Andante wonderful phrase, a poco adagio, was given to the second piano. Because of its calm and gentle swinging, it shares similarities with Brahms’ most beautiful lieders. This phrase develops with a haunting rhythm created by separated quavers in the same way as pizzicato strings. It is taken up again only after a complete exposition.

The accurate, acute and harsh rhythm conveyed by the strings is beautifully transposed for the two pianos in the central scherzo.
The Finale starting with an enigmatic sostenuto and driven into a disturbing stillness with threatening tones already shows the way to Schoenberg and the Vienna School. It focuses afterwards on a Hungarian theme taking the shape of a rondo and creating a rhythm with vigorous double quavers. The phrase in the second theme is presented through a long stretching and given away to an abrupt confrontation between the two piano protagonists. Last but not least, a “presto non troppo” rushes the whole movement into a breathtaking ending.

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Chantal and Gisèle Andranian

Graduates of the Conservatoire National Supérieur de Musique, L’ Ecole Normale de Musique and of the Cziffra Foundation, Chantal and Gisèle Andranian learned the piano with Pierre Barbizet, Lucette Descaves and Jean Micault. They had Pierre and Nelly Pasquier as well as Geneviève Joy as chamber music teachers. They chose to focus the main part of their musical work on piano duos (four hands piano and two pianos). Through their involvement in countless concerts, they got to explore the main part of the repertory for this music group, especially French and Russian music.





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